C’est quoi un accompagnement périnatal?

Périnatal, c’est un grand mot qui désigne tout ce qui tourne autour de la naissance. En tant que consultante en périnatalité, mon rôle est d’aider les futurs parents à s’y retrouver dans le cadre de tout le processus de la grossesse et de la naissance d’un bébé. Je serai votre soutien tant au niveau physique, psychologique, qu’organisationnel. Je serai votre guide pour faire des choix éclairés en vue de l’accouchement. Enfin, je peux vous assister dans les éventuels moments difficiles qui suivent la naissance.

Plus précisément, d’un point de vue physique, je peux vous aider à réduire significativement la douleur à l’accouchement par des techniques de respiration, de massages, de contrôle de la douleur, d’exercices pratiques et de positions qui soulagent. Je peux également vous aider à démarrer un allaitement réussi, sans douleur, sans pression.

D’un point de vue psychologique, je suis là pour vous aider à appréhender sereinement cette grossesse et la future naissance en abordant tous les sujets qui peuvent vous occasionner de l’anxiété. Je suis présente pour soutenir émotionnellement autant la mère que le père en favorisant la communication au sein du couple. Enfin, je participe à prévenir la survenue de la dépression post-partum en proposant une préparation pour éviter le surmenage et en étant une oreille bienveillante pour tous les membres de la famille.

Du côté organisationnel, je soutiens et facilite les échange entre les parents et les professionnels de santé, j’aide les parents à definir leur rôle, je m’occupe de la partie logistique et je vous facilite le retour à la maison.

Une grossesse dure 9 mois, ça parait long mais ça passe vite. Mon objectif est que vous puissiez vivre ces 9 mois en toute sérénité pour que vous profitiez de la naissance de votre famille dans la joie et l’amour.

Quand Papa a mal…

photo personnelle non libre de droits

Savez-vous que le père peut également souffrir de la dépression post-partum? Et non, ce n’est pas uniquement réservé aux mamans, mais la dépression post-partum du papa ou « daddy blues », on en parle peu, c’est tabou et pourtant elle touche 4 à 10% des jeunes pères.

Il est difficile de savoir qu’est ce qui cause cette dépression. Si pour la femme il y a plusieurs études qui permettent d’obtenir des réponses, pour l’homme, la découverte de la dépression post-partum est encore assez récente et le seul vrai lien qu’on a pu faire c’est une baisse du taux de testostérone… Et oui encore les hormones! De plus, le fait que la maman souffre elle-même de dépression peut être aussi un facteur favorisant et c’est d’autant plus difficile à vivre pour le père sur qui on compte énormément pour prendre le relai lorsque la maman sombre. Enfin, le passage du statut de couple au statut de parent est très destabilisant pour le nouveau père qui peut alors avoir du mal à trouver ses marques dans cette nouvelle vie. Voici quelques extraits de témoignages de papas ayant sombré dans le daddy blues :

« c’était comme si j’avais deux trains de retard quand les enfants sont nés parce que ma femme elle, elle les connaissait depuis 9 mois déjà… En plus avec l’allaitement elle subvenait à tous les besoins du bébé alors moi, à quoi je servais? Je me sentais exclu de cette relation parce que le rôle de l’homme est de nourrir sa famille. » (G. 27 ans, papa de deux enfants)

« …au fil des semaines, j’étais de plus en plus en proie aux doutes, j’étais pétrifié rien qu’à imaginer chaque moment de la vie de ce petit être. J’ai commencé à faire subir mes humeurs à ma femme. Tantôt agressif, tantôt totalement absent, j’avais de grands moments de silence, j’étais dans le vague tout le temps… » (C.31 ans et père d’une petite fille)

« Depuis l’accouchement de ma femme, je ne mange plus, j’ai comme une envie permanente de vomir, je me sens triste et complètement vidé. Bref, je craque ! J’ai tellement honte d’éprouver ces sentiments si négatifs alors que ce devrait être la plus belle période de ma vie(…)Je me suis pourtant toujours juré d’être un super papa et actuellement, je me sens juste nul, totalement largué. Je m’étais mis beaucoup de pression, tout en pensant que j’allais assurer et ce n’est pas le cas. Je suis dépassé. » (J. 26 ans, père d’un petit garçon)

« (…)je DEVAIS subvenir aux besoins de notre famille. Une personne de plus à nourrir, à habiller… Je faisais des heures supp’ à gogo, je me suis totalement réfugié dans le travail. » (A. 36 ans)

« Je me repliais sur moi-même. Je trouvais ma position ingrate. Tout le monde plaignait ou félicitait ma femme, mais personne ne se demandait si MOI j’allais bien. Or, ce n’était pas le cas. » (A.29 ans et père d’une petite fille)

Comment on reconnaît un « dady blues »? Et bien les symptômes sont assez similaires à ceux du baby blues de la maman, on y retrouve une profonde anxiété, une impatience face au bébé (et aux autres enfants), une humeur changeante, des troubles du sommeil (insomnies ou au contraire hypersomnies), un désintérêt pour le nouveau rôle de père, une fuite (travail, sport, bricolage), une constante insatisfaction. La culpabilité est également très présente dans le daddy blues. Le jeune père s’en veut terriblement de ne pas réussir à être heureux dans cette période qui devrait pourtant être magique.

Si on reprend les origines, l’homme a un rôle de protecteur de sa famille, c’est lui qui fait vivre sa famille, lui rapporte de quoi manger, dirige… Puis on a changé de siècle! Le fait est que l’homme a ce besoin inné d’être opérationnel dans tous les cas de figure qui se présentent à lui. Mais dans cette équation, on oublie que l’homme peut aller mal, c’est inconcevable, c’est tabou! Et pourtant en 2021, il serait peut être temps d’enterrer le mot « tabou »! Mais pour le moment, il ne l’est pas donc revenons en à notre jeune père, qui est avant tout l’homme de la maison, qui DOIT être opérationnel dès la naissance de bébé… Et bien cet homme va commencer par gérer seul son état de mal être car de base jusqu’à ce qu’il craque ou que son entourage détecte le problème.

La durée de traitement est aussi longue que pour la dépression de la maman. Les répercussions sur l’enfant sont également présentes, on note toutefois une tendance à retrouver des troubles du comportement chez les garçons dont le père souffre de dépression post-partum alors que pour les enfants dont c’est la maman qui en souffre on retrouvera plutôt des troubles émotionnels.

Alors que faire? Comme pour la femme, un suivi psychiatrique est un des passages obligés de la dépression post-partum. Mais avant d’en arriver à ce chemin, l’homme passe par de nombreuses étapes d’acception. Des ateliers de détente peuvent être proposés (méditation, histoires apaisantes), des séances de massage bébé peuvent aussi permettre au papa d’entrer en douceur en relation avec son enfant, intégrer une routine avec bébé tel que donner le bain, lui lire des histoires, créer un rituel d’endormissement… Tant de pistes qui permettent de créer un lien unique et inébranlable. Dans mon cas personnel, mes enfants sont en allaitement à la demande jusqu’au sevrage naturel, mon conjoint a donc trouvé sa place en étant le responsable du bain et du rituel d’endormissement. Si bien que le nombre de bains que j’ai donné à mes enfants est vraiment insignifiant et niveau endormissement les enfants s’endorment plus vite avec leur père !

Comme l’incidence du daddy blues augmente de 50% avec la dépression de la mère, rencontrer un conseiller conjugal peut également s’avérer très bénéfique pour renouer le contact et se retrouver en tant que couple. Essayez de faire garder les enfants pour vous retrouver à deux l’espace de quelques heures. N’oubliez pas qu’avant les enfants vous êtes un couple amoureux alors il est important de ne pas se perdre dans la parentalité exclusive et de préserver ce lien primordial à un bon équilibre.

J’insiste vraiment sur l’importance de parler de ce que vous vivez que ce soit à votre entourage ou à un professionnel. La plus grosse erreur dans la dépression est de s’isoler. Vous n’êtes pas seul(s).

Ca Commence Samedi…

En réalité ça fait bien plus longtemps que ça a commencé parce que même avant de faire mes études d’infirmière je souhaitais m’orienter vers le métier de Sage-Femme. Mais les études de médecine ne me tentaient mais alors pas du tout!

Finalement, je reviens à mes premiers amours en me lançant dans la formation de Consultante en Périnatalité et ça commence Samedi pour 4 weekends intensifs en direct avec le Quebec qui sont à la pointe dans le domaine de la Périnatalité. Quand je dis à la pointe c’est qu’ils ont 15-20 ans d’avance sur nous dans ce domaine, si le métier de consultante en périnatalité est très récent en France, au Québec il fait partie intégrante du suivi de grossesse. Parce que mesdames vous n’êtes pas que des incubateurs et messieurs, vous pouvez faire partie intégrante de tout le processus de grossesse même si bébé ne grandit pas dans votre ventre. Prendre en compte la dimension psychosociale de la périnatalité c’est gérer la grossesse, l’accouchement et l’accueil d’un enfant dans sa globalité. Et si c’était le chaînon manquant pour diminuer le nombre de dépressions pré et post natales?

Je me forme donc avec l’institut quebecois Mère et Monde pour la partie accompagnement. Mais comme j’ai envie de garder un pied dans le domaine du paramédical, je vais également suivre une formation de spécialisation en périnatalité, mais ça ce sera dans un second temps. Je vais également me former en soins de bien (n)être parce que la période qui entoure la grossesse, l’accouchement et les suites de couches est tellement intense qu’elle nécessite une grosse dose de chouchouting. Je ne sais pas si ce terme existe mais il me convient plutôt bien.

J’ai hâte de vous raconter ma formation et de pouvoir la mettre en pratique! Accompagner des futurs et des nouveaux parents est un sujet qui me tient énormément à coeur et pouvoir apporter ma pierre à l’édifice de la prévention de la dépression post-partum sera ma plus belle réussite professionnelle. En attendant, ma tête bouillonne de sujets d’articles à vous partager mais avant il faut que j’organise tout ça. Alors, restez à l’écoute ou abonnez vous pour être prévenus en direct de mon évolution! A tout à l’heure!

La Dépression Post Partum

La dépression post-partum en France était évaluée à 20% chez les mamans avant le premier confinement, ce chiffre déjà élevé a augmenté avec l’isolement et la rupture des liens sociaux qui ont découlé de la pandémie de covid 19. C’est un vrai problème de santé publique qui peut avoir de graves conséquences s’il n’est pas pris en charge. Mais qu’est ce que la dépression post partum et comment la différencier d’une dépression dite classique ou d’un baby blues?

Le baby blues est un épisode de déprime qui touche près de 60% des femmes après l’accouchement. Il est dû à plusieurs facteurs: la chute hormonale, la fatigue, la nouvelle vie de famille et les nouvelles responsabilités parentales. Cet épisode « d’adaptation » dure moins de dix jours, ne nécessite pas de traitement, seulement un accompagnement bienveillant de la part de l’entourage.

La dépression post partum peut survenir tout au long de la première année de vie du bébé mais débute majoritairement entre la 6ème et 9ème semaine suivant l’accouchement. Très similaire à la dépression dite classique, la dépression post partum se distingue par quelques points spécifiques: les émotions dépressives augmentent le soir (alors que c’est le matin dans les cas de dépression « classique »), sentiment d’incapacité à s’occuper d’un bébé et sentiment de culpabilité de ne pas suffisamment aimer le bébé et de ne pas s’en occuper suffisamment bien. Enfin, ces mamans présentent souvent une grande anxiété à propos de l’enfant, en particulier à propos de son état de santé. 

« j’étais comblée quand je posais les yeux sur ma merveille, je respirais son odeur de bébé comme une droguée en manque puis je fondais en larmes car je savais que je ne méritais pas d’avoir un bébé aussi merveilleux »

« petit à petit, j’ai commencé à ressentir de l’énervement pour tout, il suffisait que mon grand parle trop fort pour que j’explose littéralement, que je me mette à hurler puis que je me mette à pleurer de culpabilité d’avoir crié sur mes enfants »

La dépression post partum a un impact négatif important sur la relation entre la mère et l’enfant et par extension sur le développement de l’enfant tant au niveau cognitif, que social ou émotionnel. Du côté de la maman, les repercussions peuvent être également compliquées et la guérison très longue.C’est pourquoi il est important de ne pas négliger les signes que vous pouvez identifier. La dépression post partum nécessite une prise en charge multidisciplinaire pour la mère et l’enfant. La mère doit avoir un suivi psychologique ainsi qu’un traitement antidépresseur et anxiolytique.

Mon objectif, par le biais des différentes formations que j’entreprends, est d’agir en amont pour réduire significativement le risque de dépression post partum, en travaillant avec la future maman et l’entourage proche.

En cette période compliquée de pandémie de covid 19, les parents sont particulièrement mis à mal. Déjà parce qu’il y a ce stress permanent jusqu’à l’accouchement, à se demander comment tout ça va bien pouvoir se dérouler, ensuite il y a l’accouchement masqué puis cet isolement qui est source de frustration et donne cette sensation de perdre de précieux moments et vous avez raison. Ce qu’on vit actuellement n’est pas normal, alors autorisez vous à vous en plaindre, autorisez vous à ne pas vous sentir aussi épanouis que vous le pensiez, déculpabilisez et recevez vos émotions comme elles se présentent.

Pas à pas vers une nouvelle vie

Bienvenue, je m’appelle Nadia. Ancienne infirmière, je suis actuellement maman à temps plein suite à un accident de travail en attendant de finaliser ma reconversion professionnelle.

C’est l’objet de ce blog: j’ai envie de partager mon cheminement vers ma nouvelle vie. J’ai choisi de devenir consultante en périnatalité et parentalité avec deux cibles particulières : la prévention de la dépression post-partum et la restauration du lien d’attachement parent(s)/enfant(s).

Ici vous trouverez toutes mes trouvailles au fur et à mesure de mes formations et recherches diverses et variées.

Je vous proposerai des pistes pour appréhender et vivre votre grossesse en toute sérénité. Je vous aiderai à préparer l’accueil de votre enfant dans les meilleures conditions (celles qui vous correspondent). Nous aborderons ensemble tous les sujets qui vous tiennent à coeur mais dont vous n’osez pas forcément parler avec votre entourage. Vous trouverez ici une écoute active et bienveillante, des conseils dans la limite de mes connaissances et compétences.

Je serai bientôt en mesure de vous proposer divers soins de bien naître. Massage prénatal, massage bébé, bain enveloppé, microneedling/bbglow, access bars… Dans un processus de formation continue, ces soins s’étofferont au fil du temps.

Dans les prochains articles, je vais expliquer mes différents projets plus en détails.

Alors… La suite au prochain épisode…

Mon Histoire

Pour bien commencer, il est intéressant que vous sachiez à qui vous parlez donc c’est parti pour ma présentation.

J’ai 33 ans, infirmière diplomée depuis 2009, future mariée et maman de deux jeunes enfants.

Mon premier enfant est né en Octobre 2017. Ce fut une grossesse très compliquée, déjà parce que c’était mon premier enfant et en plus parce que j’ai découvert que la grossesse n’est pas toujours un long fleuve tranquille. A 7 mois de grossesse, le jour de mes 30 ans, j’ai dû débuter un suivi intensif de grossesse car mon loulou ne prenait pas assez de poids, il n’entrait pas dans les cases… Je l’ai vécu comme une descente aux enfers. Pour une fois j’étais de l’autre coté de la barrière et c’était affreux… J’ai fais l’expérience d’une absence totale d’humanité de la part des « professionnels » que j’ai pu rencontrer, je n’étais plus une future maman, j’étais un incubateur… J’ai prié pour ne jamais renvoyer cette image à mes patients, JAMAIS! J’ai commencé à faire des recherches au sujet de la périnatalité et l’accompagnement qui pouvait être fait aux futurs parents afin que personne ne vive ce que j’ai vécu mais à l’époque, je n’ai pas trouvé grand chose.

Mon premier accouchement s’est très bien passé, autant j’ai detesté cette grossesse, autant j’ai adoré accoucher. Cependant, le séjour à la maternité n’a pas été tout rose non plus. Entre certains personnels qui ne supportaient pas que je ne fasse pas tout comme elles l’avaient décidé et les visites trop fréquentes et épuisantes, le tout associé au fait d’être dans une chambre double avec une famille extrèmement bruyante à coté… J’étais ravie de rentrer chez moi et de commencer une nouvelle vie à 3. Puis j’ai connu le fameux baby blues…

Ma deuxième grossesse, je l’ai découverte le jour de mon accident de travail en 2018. Je l’ai donc vécue à la maison. C’est une grossesse qui s’est bien mieux passé que la première mais l’accouchement a été très violent. Jusqu’à ce que je commence à pousser de moi même, personne n’a cru que j’étais en travail, j’avais beau hurler en demandant de l’aide, j’avais l’impression de parler dans le vide. La sage femme qui m’a accueilli aux urgences avait noté dans le dossier que je n’étais pas en travail et tout le monde a suivi cette note sans se soucier de ce que moi ou mon conjoint pouvions dire. Ma fille est né en 2H30 (du début des contractions douloureuses à notre premier regard) en regardant les étoiles, sans péridurale. C’était intense, c’était stressant, c’était en mai 2019… Les hormones ont bien bossé quand même, je serais pas contre un petit troisième… Mais pas tout de suite hein?!

Beaucoup mieux renseignée en termes de parentalité, l’arrivée de ma fille dans notre famille a été bien plus simple. Mais j’ai ressenti de nouveau ce besoin de pouvoir être actrice dans ce cheminement qui va du désir de grossesse à l’accueil de l’enfant.

J’ai repris le travail en Janvier 2020 et j’ai fais une rechute de mon accident de travail puis je me suis enfoncée dans la dépression post-partum.

Ce qui nous amène à maintenant. Je suis guérie de ma dépression, pas de mon accident. Je ne peux plus être infirmière en soins généraux mais qu’importe puisque au fur et à mesure le cheminement d’une reconversion s’est imposé à moi. J’ai donc choisi de me spécialiser en périnatalité et en parentalité. Je veux particulièrement travailler sur la prévention de la dépression post-partum et ses répercussions sur le lien d’attachement parent/enfant.

Et j’espère pouvoir aider de nombreuses familles à vivre de doux moments de bien naître.